Chiffres clés et importances de la filière équine en France

Quels sont les chiffres clés de l’équitation en France ? Quelle est l’importance de cette filière dans le développement ? C’est la question que de nombreux cavaliers et professionnels du monde de l’équitation se posent. Nombreux sont les aspects que l’on peut prendre en compte dans une telle évaluation. Dans cet article, on les aborde.
Des entreprises de petite taille génératrices d’emplois
La filière équine en France présente une grande variété d’entreprises du fait de la diversité des segments au sein de la filière (courses, sports et loisirs, travail, production de viande…) et de celle des métiers au sein de chaque segment. Deux grands types d’entreprises coexistent : les entreprises directement liées aux chevaux, qui le produisent, le valorisent ou l’utilisent, et les entreprises connexes qui sont prestataires des précédentes et des particuliers.
La France compte près de 32 000 entreprises spécialisées dans les activités équines en 2022 (28 800 en estimation 2023), dont un tiers en élevage et 42 % en sport et loisir, auxquelles s’ajoutent les entreprises connexes : maréchaux-ferrants, vétérinaires, selliers et fabricants d’équipement, dont La Sellerie Française fait partie. IFCE, annuaire ÉCUS 2025.
Pour les agriculteurs, le cheval est aussi une opportunité de diversification par le biais de pensions et services aux propriétaires. L’ensemble de ces entreprises réalise un chiffre d’affaires estimé à 6,2 milliards d’euros en 2023, et la filière fait vivre 120 400 personnes en emplois salariés et non salariés, dont 54 300 directement liés à la production et à l’utilisation du cheval.
Les structures du segment « courses » génèrent un chiffre d’affaires globalement plus important que celui des autres segments, tandis que les structures d’élevage présentent un chiffre d’affaires en moyenne inférieur à celui des entreprises liées à l’utilisation du cheval.
Ces moyennes masquent des écarts importants : un centre équestre de village et une structure de plusieurs dizaines de chevaux n’ont ni le même chiffre d’affaires ni la même rentabilité, et une part des élevages, ceux d’une ou deux juments, n’en dégage aucun.
Une entreprise sur trois se situe dans les régions Basse-Normandie, Pays de la Loire et Rhône-Alpes. Plus précisément, les activités d’élevage sont particulièrement développées dans le nord-ouest, tandis que le sud-est est plutôt une région d’utilisation.

Le cheval, un acteur de l’aménagement du territoire
Les chevaux sont capables d’occuper des milieux très variés, dont des milieux difficiles peu productifs ou délaissés par l’agriculture et en particulier l’élevage de ruminants. Ils contribuent ainsi à l’entretien des espaces et à la préservation des paysages, en particulier dans un contexte de régression des effectifs des autres herbivores.
Le cheptel équin est estimé à 995 700 équidés en 2024. Il se maintient dans des zones où l’élevage est en train de disparaître, et les chevaux y valorisent des prairies et des surfaces fourragères qui n’auraient pas d’autre usage.
À cela s’ajoutent les courses : 9,7 milliards d’euros de paris hippiques enregistrés en 2024, dont 16 % sur internet, et une contribution nette du PMU à la filière de 837 millions d’euros la même année. ANJ, bilan du marché des jeux 2024 ; PMU, comptes 2024.
L’utilisation de ces surfaces, bien que concurrente à la fois de l’agriculture et de l’urbanisation d’un point de vue foncier, leur est complémentaire d’un point de vue organisation des espaces.
Ainsi, les équidés des zones périurbaines utilisent des parcelles « en transition » qui ne sont plus agricoles et pas encore urbanisées. Au-delà de l’occupation de l’espace, le développement d’activités telles que celles liées au tourisme équestre contribue au dynamisme des territoires, tant par l’aménagement de chemins que la création d’emplois.
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