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Quelques chiffres sur le commerce des chevaux en France

La Sellerie Française
Quelques chiffres sur le commerce des chevaux en France

En France, le commerce des chevaux est un secteur assez structuré qui ne laisse aucun cavalier indifférent. Voici quelques chiffres qui caractérisent ce commerce.

Les ventes de chevaux de course : une activité caractérisée par les enchères

Le marché des chevaux de course est structuré par les ventes aux enchères. Environ 5 000 chevaux, galopeurs, trotteurs et chevaux de sport confondus, y sont vendus chaque année en France ; en 2024, un galopeur vendu aux enchères a coûté en moyenne 67 300 € hors taxes, et 1 799 trotteurs y ont trouvé preneur pour un prix moyen de 17 600 €. IFCE, annuaire ÉCUS 2025.

Il existe également des courses dites « à réclamer », où les chevaux peuvent être achetés à l’issue de la course par un système d’enchère spécifique à bulletin secret. Les grandes ventes de yearlings donnent le ton : les ventes de yearlings sélectionnés Arqana Trot de septembre 2026 ont dépassé 11 millions d’euros de chiffre d’affaires, un record. Le Trot, ventes Arqana Trot 2026.

Le marché du cheval de selle : une inadéquation entre l’offre et la demande

Le marché du cheval de selle est un marché de particuliers et de petits élevages : un équidé de sport et de loisir s’est vendu en moyenne 6 600 € TTC en 2024, avec des volumes de transactions en repli et des prix en hausse. IFCE, annuaire ÉCUS 2025. Soixante pour cent des éleveurs cherchent à produire des chevaux pour le niveau professionnel, alors que l’essentiel de la demande est celle des cavaliers de loisir et de compétition amateur.

En caricaturant, on peut considérer que trois grands types de chevaux sont disponibles sur le marché : les chevaux d’élite, relativement chers et produits pour la compétition, les chevaux sans origines ou réformés des courses, très peu chers, mais généralement peu recherchés, les chevaux de sport non retenus pour le sport de haut niveau, déclassés et vendus à perte.

Ces chevaux ne sont généralement pas adaptés à l’utilisation de loisir. À ces trois grands types de chevaux s’ajoutent des chevaux de particuliers, de tous âges et de tous niveaux, travaillés ou non, à des prix très variables, parfois très inférieurs au prix du marché, ce qui crée une concurrence importante vis-à-vis des éleveurs et tire les prix vers le bas. Cette inadéquation entre l’offre des producteurs et les besoins des utilisateurs est caractéristique du secteur.

Une pression de plus en plus forte de la concurrence internationale

Les échanges avec l’étranger sont devenus exportateurs nets : 12 736 équidés ont été importés en France en 2024 et 17 744 exportés. IFCE, annuaire ÉCUS 2025.

Si les chevaux achetés pour les compétitions de dressage semblent être en moyenne meilleurs que les chevaux français, les chevaux importés pour le saut d’obstacles ne le sont pas forcément. En revanche, ceux importés pour le loisir, bien que généralement plus cher que les chevaux français, appartiennent à des races spécifiquement orientées loisirs ou présentant des caractéristiques physiques spécifiques.

Si l’importation de chevaux de dressage et de loisir peut s’expliquer par une faible production française de ces chevaux, l’importation de chevaux de saut d’obstacles met en évidence la forte concurrence internationale et une meilleure organisation des circuits de commercialisation étrangers.

Un certain nombre de cavaliers de loisir et de compétition sont donc prêts à acheter à l’étranger un cheval correspondant aux caractéristiques qu’ils recherchent et qu’ils ne trouvent pas sur le marché français.

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