Quels sont les métiers du milieu équestre ? Quels sont les salaires ?

Pour travailler dans le milieu équestre, la passion ne suffit pas, mais elle aide : le secteur recrute. En 2024, 2 493 offres d’emploi ont été publiées sur la plateforme Équi-ressources de l’IFCE, 57 % en CDI, et 72 % n’exigent aucun diplôme spécifique ; pour plusieurs métiers, il y a plus d’offres que de candidats. Équi-ressources, indicateurs du marché du travail 2024. Les rémunérations, elles, dépendent de la convention collective, de l’expérience et de la région : les fourchettes ci-dessous sont indicatives, les fiches métiers d’Équi-ressources donnent les grilles à jour.
Les métiers du cheval
Les métiers du cheval sont les plus en vue dans le secteur de l’équitation. Ce sont des travaux à la base qui permettent d’être en contact direct avec le cheval et de lui porter une attention particulière. Le premier métier qui s’y prête le mieux est celui de lad-jockey. C’est une spécialité qui nécessite des connaissances en entretien, en soins et en entraînement des chevaux. Avec l’expérience, le professionnel peut devenir premier garçon. Cela porte dans certains milieux l’appellation garçon de voyage. Le salaire de départ se situe autour du SMIC, les primes et l’expérience faisant la différence.
Ce métier diffère encore de celui de palefrenier. Ce spécialiste s’occupe exclusivement de l’élevage. C’est donc un métier qui consacre l’exerçant à côtoyer en permanence les chevaux jusqu’à ce qu’ils soient en âge ou en capacité de quitter le centre d’élevage pour d’autres étapes de compétition, de centre ou de club. Le palefrenier doit être assez libre pour veiller sur les chevaux constamment et leur prêter une attention permanente. Surtout, en termes d’aptitudes physiques, l’exigence est très élevée.
Les métiers du centre
Le responsable d’élevage est un travailleur qui reste dans le centre et se charge généralement de la surveillance, de la supervision et des soins quotidiens aux animaux du centre. Son travail lui permet de coordonner les travaux des équipes du centre et de veiller au bien-être aussi bien des montures que de leurs cavaliers. Avec ces responsabilités, sa rémunération dépasse nettement celle des postes d’exécution, selon la taille de la structure. Tout part de l’établissement du contrat de travail avec les professionnels présents.
L’étalonnier et l’éleveur d’équidés sont normalement sous la supervision du responsable d’élevage. Toutefois, ce sont des professionnels à part qui ont une autonomie de gestion des chevaux. L’éleveur est payé selon son expertise et les résultats de l’élevage ; l’étalonnier bénéficie d’un fixe et de primes liées à la saison de monte et aux résultats des produits.
Les métiers de compétition
Le technicien vacataire d’hippodrome est un professionnel riche de son expérience et de ses connaissances à tous les niveaux du secteur. Il a une vue complète sur tous les travaux qui se font lors des compétitions. Ce sont souvent les personnes désignées pour siéger dans les jurys lors des compétitions. Il veille à la bonne marche des compétitions. Sa rémunération est à la vacation et augmente avec les responsabilités confiées.
Le jockey est celui qui fait le spectacle. Il est parfois dresseur, crosseur, joueur de polo ou entraineur. Son rôle principal est de participer aux compétitions avec un succès, une réputation personnelle à terme. Son salaire n’est pas fixe puisqu’il peut augmenter ou diminuer en fonction des gains qu’il rapporte à ses sponsors.
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